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LOI SUR L’OBLIGATION DE RESIDENCE POUR LA LUTTE CONTRE L’APARTHEID
Pour la liberté de circulation des réfugies
en Allemagne La loi sur l’obligation de résidence pratiqué depuis 1982, qui réduit au minimum la liberté de circulation des réfugies démontre ces faits: La loi sur l’obligation de résidence nous interdit de sortir de l’arrondissement dans lequel nous sommes enregistrés. Cette loi qui nous enferme dans des localités le plus souvent trop petites, n’existe dans aucun autre pays d’ Europe. Cette loi criminalise tous les réfugiés et émigrants. Chacun de nous peut être contrôlé á chaque instant par la police, qu’il soit sorti de l’arrondisse ment ou pas. Ces contrôles qui donnent très souvent a celui qui y assiste l’impression que le réfugié ait fait quelque chose de criminelle confirment aux yeux des Allemands le slogan de „l’étranger criminel“ propagé par les Neo-nazis. L’allemand lui n’agirait jamais contre la loi sur l’obligation de résidence, raison pour laquelle les statistiques criminelles, qui comparent la „criminalité des allemands“ à „la criminalité des étrangers“, penchent automatiquement du côté des étrangers. Pour les réfugiés, il est quasiment impossible de ne pas
agir contre la loi sur l’obligation de résidence. Nous sommes automatiquement
criminalisés dés que nous mettons nos pieds en Allemagne.
La loi sur l’obligation de résidence provoque inévitablement
une isolation sociale. L’exemple du sierra léonais Jose Maria
Jones confirme ces faits: résidant dans un camp de réfugiés
á Großensee par Thüringen, Jose Maria, chaque fois qu’il
veut rendre visite à un ami à Raßdorf situé
seulement a 100m, mais appartenant à un autre arrondissement où
assister à une réunion politique est obligé de faire
les 32 km jusqu’à Bad Salzungen où se trouve le service des
étrangers pour demander l’autorisation de quitter l’arrondissement.
Le transport par train coûte déjà 35 DM plus 15 DM
de frais pour l’autorisation de circulation. Soulignons ici qu’il
reçoit 80 DM par mois en tant que Demandant d’asile (Parfois, lorsqu’il
joue au foot dans la rue avec ces copains du camp et que la balle traverse
les frontières de l’arrondissement, ils sont obligés de prier
les passants allemands de la leur renvoyer par peur de tomber sur un contrôle
de police de l’autre cote de la frontière)
La togolaise Blanche A. se rend chez des compatriotes qui vivent
dans un camp pour demandants d’asile à Wismar. Elle habite dans
un logement collectif à 7 km de là. Mauvaises nouvelles du
pays - cette fois-ci encore certains amis ont été arrêté,
d’autres ont tout simplement disparu, aucune nouvelle d’eux depuis des
semaines. La vie en Exil est marqué par l’inquiétude pour
ceux qui sont restés.
Safa A. d’Iran vit avec sa famille dans un logement collectif dans le district de Güstrow. Sa famille doit passer quelques jours clinique de l’université de Rostock en compagnie de sa mère. Les deux ne supportent pas la nourriture de l’hôpital. Safa se rend à Rostock avec des provisions et quelques jouets pour la petite .Comme c’est la première qu’il arrive à Rostock, il se renseigne sur le chemin auprès d’un policier. Ce dernier lui demande son permis de séjour, et puis son autorisation de circulation. Ca va être cher dit-il. Safa lui montre les papiers de l’hôpital. C’est le week-end et les services publiques sont fermés. Cette fois Safa a de la chance. Le policier fait primer le droit à la libre circulation sur l’obligation de résidence. Nasrin F. est iranienne et vit à Nürnberg. Elle voulait se rendre à Berlin pour participer à une démonstration contre la visite du Président iranien Khatami en Allemagne. Le service des étrangers lui refusa l’autorisation de circulation et l’obligea à se signaler à ses services chaque pendant la durée du séjour du président iranien en Allemagne. Le nigérian Sunny O. habite Wolfsburg. En tant que réfugié politique engagé, il fit parti du comité d’organisation du congrès des réfugiés de Jena en Avril 2000 par l’association pour les réfugiés The voice. En tant que coordinateur, il envoya des invitations à des hôtes internationaux, qui ont ainsi pu obtenir un visa de visite pour l’Allemagne. Lui par contre ne pu obtenir une autorisation de circula- tion de la part du service des étrangers de Wolfsburg pour pouvoir se rendre au congrès qu’il a lui même organisé. Selon „L’obligation de résidence“ , tout réfugié se doit de demeurer dans l’arrondissement où il été enregistré. Celui ou celle qui tombe sur un contrôle de police à l’extérieur de l’arrondissement reçoit, si c’est la première fois, une amande de 100 DM que le réfugié ne peut généralement pas payer, surtout quand on sait que l’avocat qui le défend dans sa lutte conter le rapatriement lui coûte 50 DM sur les 80 DM qu’il reçoit. Dans les Asiles de réfugiés les concierges tiennent quotidiennement des listes de présence pour contrôler ceux qui ne sont absents. Une absence de plusieurs jours peut conduire à la perte du logement, de même qu’à la réduction de l’assistance sociale qui, il faut le dire est déjà très maigre. Ou bien le coupable reçoit une assistance financière hebdomadaire, ce qui devrait l’obliger à rester sur place. En fait les réfugiés n’ont même pas suffisamment d’argent pour se nourrir. Alors quant à payer les amandes! La suite logique est que les „coupables“ sont incarcérés dans prisons où ils sont confrontés à un racisme humiliant En fait le but de ces emprisonnement est de briser systémat quement la volonté des détenus pour les obliger à un retour „volontaire“. Les arguments présents du politiciens allemands nous paraissent absolument dérisoires. Comment peuvent-ils se montrer publiquement contre la terreur des neo-nazis, alors que depuis des décennies ils en ont eux-mêmes posé la base. Ils nous ont isolé de la société allemande, humilié et terrorisé. L’obligation de résidence, comme c’était le cas avec la loi de passage pendant le régime de l’apartheid en Afrique du Sud en est la preuve tangible. Les réfugiés de la caravane pour les droits des réfugiés et émigrants ont décidé de mener une campagne de désobéissance civique contre „l’obligation de résidence“. Nous ne voulons plus restés les bras croisés pendant que les neo-nazis nous terrorisent. Nous voulons lutter contre cette loi injuste qui nous empêche de nous organiser. Nous vous prions d’envoyer des Fax de protestation au chancelier Gerhard Schröder et demandez une suspension immédiate de cette loi raciste sur l’obligation de résidence. S’il vous plait veuillez envoyer une copie à l’association des droits de l’Homme.
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